12.09.2005La responsabilite d’être soi-même

Le philosophe oriental Osho raconte que le mieux d’être une personne âgée c’est que tu es déjà trop vieux pour donner mauvais exemple, et tu peux alors commencer à donner de bons conseils. Ce qui est certain ce que dans chaque personne âgée il y a un jeune qui se demande ce qui s’est passé.
Nous parlons de jeunes fâchés et pas de vieux aigris qui sentent que leurs vies ne sont pas ce qu’elles auraient pu être. Ils se sentent escroqués. Ils s’irritent de la joie des jeunes et ne s’assument pas parce qu’ils vivent obsédés par la mort. Personne ne les a enseigné à aimer la vie, à s’aimer soi-même, à assumer l’unique sens de la vie : être heureux. Etre heureux c’est être soi-même, n’en faire qu’à sa tête, pas parce qu’on nous commande ou pou faire des mérites pour une vie meilleure dans l’au-delà. Ça c’est un chantage des religions et des groupes de pouvoir : ajourner le bonheur pour nous maintenir soumis. Ils se sont acharnés sur le sexe et sur la nourriture, mais surtout, sur la liberté de penser, d’agir, de dire oui ou non sans avoir de comptes à rendre à personne.
Sont bons : l’enfant, l’élève, le travailleur, le citoyen qui obéit sans poser des questions sur les causes de l’injustice. Ils ont fat de l’obéissance une vertu. Un bon peuple, pour celui qui commande, est un troupeau qui paît sans faire du bruit. Nous ne sommes pas nés pour travailler ni pour obéir.
Il s’impose urgemment une rébellion des personnes âgées qui souffrent de leur solitude comme l’antichambre de la mort. Il n’est jamais trop tard pour mûrir, sans confondre le vieillissement, qui est une chose du corps, avec la maturité qui consiste à s´épanouir et à savourer la vie. Une chose est le ciel de la conscience, et une autre le passage des nuages de l’esprit. Nous découvrir gouttes dans un océan de silence, c’est transformer l’existence en une célébration. C’est découvrir l’univers dans la rosée.
Il n’y a pas plus grande provocation que d’être soi-même. Oser être, oser diverger, oser jouir et s’épanouir en harmonie avec l’univers. L’homme sage accepte la réalité en lui imposant son cachet : pour faire ce que nous voulons nous devons aimer(vouloir) ce que nous faisons. Parce que rien ne meurt, ça change seulement de forme. L’existence ne sait rien sur la vieillesse, elle sait seulement fructifier. Nous avons déjà ce que nous cherchons. Il faut se réveiller. La maturité veut dire que nous sommes arrivés chez-nous. La maturité c’est la conscience, alors que le vieillissement n’est que usure. Il y a encore du temps pour changer de train.

José Carlos García Fajardo
Professeur Maître d’Histoire de la Pensée Politique et Sociale et Directeur du CCS
Traduit par Marcos Suka Umu-Suka
ccs@solidarios.org.es