05.09.2006Le SIDA menace la sécurité des USA

“Chaque fois qu’une arme tire un coup, c’est un vol qui est commis contre ceux qui ont faim et ne reçoivent pas des aliments, et contre ceux qui ont froid et ne reçoivent pas des vêtements “, avait dit le général Dwight Eisenhower le 16 avril 1953 quand les guerres ne s’appelaient pas humanitaires, mais des confrontations entre des armées professionnelles. Galeano soutient que peut-être les guerres sont humanitaires dans le sens que chaque fois elles tuent davantage des civils, et cite un article apparu dans The New York Times le 21 décembre 1989, dans lequel on exalte l’invasion du Panama comme un succès « rituel d’initiation du président Bush qui avait ainsi démontré sa volonté de verser du sang “. Son fils, l’actuel président des USA, George Bush, avait affirmé “ma main ne tremblera pas” pour gracier des condamnés à mort.
Nous avons commémoré le XXVII anniversaire de la Guerre du Vietnam la plus grande extermination de population civile, trois millions de morts en 15 ans ; pendant laquelle des officiers Américains déclaraient “nous devons détruire le plus grand nombre de villages du Vietcong, pour les sauver “. Les conséquences de ces bombardements rédempteurs au napalm et armes chimiques, à l’exemple du gaz orange utilisé comme défoliante chimique, c’est que mille enfants soient opérés par des malformations génétiques par an; tandis que 300.000 enfants nés après la guerre ont des difformités, le cancer et des dérèglements du cerveau et du sexe. N’oublions pas que, entre 1962 et 1975, les avions des USA ont déversé 76 millions d’herbicides sur le sol vietnamien pour éviter que les Charlies trouvent un abri ; comme maintenant ils veulent faire en Colombie pour mettre un terme aux plantations de coca et toute la biodiversité y comprise.
Il convient de rappeler que le territoire des USA n’a jamais été bombardé, tandis que ses armées ont bombardé 19 pays dans la seconde moitié du XXème siècle : la Chine, la Corée, le Guatemala, l’Indonésie, le Cuba, le Laos, le Vietnam, le Cambodge, le Liban, la Grenade, la Libye, le Nicaragua, le Panama, l’Iraq, la Bosnie, le Sudan, l’Afghanistan et la Yougoslavie. Heureusement qu’en septembre de l’année passée le président Clinton nous a «tranquillisé»: “Malheureusement, nous ne pouvons pas répondre à toutes les crises humanitaires qui se produisent dans le monde “.
Ces réflexions nous viennent à l’esprit à cause de l’annonce du Conseil National de Sécurité “les USA considèrent déjà le SIDA comme une menace pour sa sécurité… parce que c’est une peste qui peut renverser des Gouvernements, intensifier les luttes ethniques et empêcher la création d’une économie de marché dans les démocraties étrangères “. Humanité, danger !

José Carlos García Fajardo
Professeur Maître d’Histoire de la Pensée Politique et Sociale et Directeur du CCS
Traduit par Marcos Suka Umu-Suka
ccs@solidarios.org.es